L'instruction romaine sur la dignité de la personne, rendue publique à l'occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des Droits de l'Homme (ou de l'être humain), revient en détail sur les questions de bioéthique, dans la ligne antérieure du Magistère catholique. Comme théologien protestant, marqué par l'éthique du grand Emmanuel Kant (1724-1804),je suis moi aussi très attaché à la notion de dignité de la personne humaine, dont il n'est jamais possible d'instrumentaliser la valeur. C'est pourquoi j'estime qu'il ne faut pas jouer les droits de l'Homme contre la Dignité de la Personne, ainsi qu'on le fait trop souvent, comme si la dernière notion était la signature de la seule position catholique romaine. Le problème, avec la conception particulière du Magistère romain, c'est qu'elle identifie sans nuances la notion de Personne et celle d'Embryon. Le débat commence là. Mais jamais on ne me fera dire que, si l'embryon n'est pas encore une personne au plein sens du terme, nous ne lui en devons pas pour autant du respect.
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