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A propos de l'auteur

09 oct. 2008

Ethique trop haute ou trop basse

Trop idéaliste, l'éthique échoue à transformer le réel. Trop pragmatique, elle manque de sel et de punch.

05 oct. 2008

Victoire oh ma Victoire sans domicile fixe

Encore raté - la phalange de Nestor Clausen continue à ne pas savoir gagner à domicile, et à perdre des points précieux dans les dernières minutes. Reste encore à tenter de battre la lanterne rouge Lucerne - celle-là même qui réussit le hold up à la Maladière deux tours auparavant. Bref: la lutte pour la 9e place et contre le fatidique barrage va devenir de plus en plus chaude. De quoi faire réfléchir ceux qui trop vite ont pensé qu'en faisant de Gérard Castella et de Zubi des boucs émissaires faciles, Xamax allait pouvoir surfer sur une morgue synthétique déplacée.

04 oct. 2008

Le forcing d'Exit

L'Association Exit poursuit sa politique d'entrisme dans les EMS, après avoir assailli les hôpitaux de sa séduction ambivalente. Voici qu'elle lance dans le canton de Vaud, sans aucune surprise, une initiative populaire « mettant la pression» (le Dr Sobel dixit) sur les EMS pour les forcer à accepter l'aide au suicide (24 heures du vendredi 3 octobre 2008, p.3). Heureusement, ni les journalistes, ni le corps médical et les soignants, ne sont tous dupes, tant s'en faut, de ces misérables manoeuvres. Le conseiller d'Etat en charge de la santé publique et l'AVDEMS osent dire haut et fort que cela va trop loin.

C'est peu dire !

Le directeur de l'EMS Fondation Mont-Calme témoigne, à propos d'une assistance au suicide ayant eu lieu dans son institution : « Les soignants et les résidents ont été très ébranlés. J'ai trouvé la procédure d'Exit très peu respectueuse de l'institution ». Le psychiatre Ferenc Rakoszy lie la mode d'Exit à une dangereuse croissance de l'individualisme, ignorant la fragilité humaine et les séquelles post-traumatiques occasionnées par l'assistance au suicide : « Exit balaie tout cela de manière grossière », conclut-il.

Une opinion publique hâtivement impressionnée par les méthodes populistes et démagogiques d'Exit pourra bien continuer à confondre pour un temps encore les sondages et les statistiques, y compris le succès possible mais ambigu d'une initiative, avec l'éthique et le respect des personnes. Mais le réveil des soignants, des familles et des institutions concernées pourrait bien prendre aussi, le jour venu, l'allure bienvenue d'un vrai sursaut moral.

Car il est question, dans ce débat, de trouver un équilibre entre le droit des patients et de leurs familles (dont une immense majorité ne souhaite pas pour eux-mêmes ou pour leurs proches le recours à une telle pratique) et la conscience professionnelle des soignants et des responsables de la santé publique. En se présentant dans le rôle du bon docteur et de la bonne médecine, Exit jette le doute sur la capacité démocratique et médicale de notre société d'assumer dignement et calmement la finitude et la mortalité de tous ses membres.


01 oct. 2008

Bahnhofsstrasse, Violetta et Arthur Rich

Pour changer, la politique fédérale nous oblige à distinguer les couards, les opportunistes et les courageux. Un procureur neuchâtelois ose faire son travail jusqu'au bout, bravo. Même quelques membres de l'UDC semblent commencer à « tuer le père » au moins en imagination. On nous joue le grand frisson du Retour du Chef (moins efficace que la Traviata des Zürileu). Pendant ce temps, le président de la Confédération fait de la résistance, une conseillère fédérale intérimaire s'occupe de Wall Street et de la Bahnhofsstrasse, des conseillers d'Etat courageux de tout bord soulignent le rôle de l'Etat et font barrage à l'hyperlibéralisme et au capitalisme sauvage. Me revient en mémoire le PDG catholique de l'UBS avant la fusion, Philippe de Weck, soulignant naguère que sans éthique les grandes banques seront rattrapées par leurs propres errances; et c'est ce même PDG qui nous accorda un subside, après discussion serrée, pour la publication de la traduction française de l'Ethique économique d'Arthur Rich, l'éthicien et théologien schaffhousois de l'Université de Zurich. Comme le reconnaissait ce président de Conseil d'administration, Rich n'avait rien d'un communiste soviétique ; il prédisait au contraire l'écroulement naturel du système communiste de l'économie planifiée; mais le même Rich affirmait aussi, dès les années 80, que l'économie sociale de marché, seule, serait à même de réguler, avec l'apport décisif des pouvoirs publics, un marché incapable par lui-même de freiner ses excès. Rich avait vu venir la crise; nos étudiants en théologie de première année le lisent, pourquoi pas nos cadres et nos élites ? De toute façon, ils en méditent tous les matins, et chaque nuit, l'amère et lucide démonstration.

Arthur Rich, Ethique économique, trad. fr., Genève, Labor et Fides 1994 (avec une introduction de Roland Campiche et Denis Müller).

24 sept. 2008

Ainsi va toute chair

Hier c'était la passion furieuse ou la phobie du Grand Trou Noir, autour de la prouesse à venir du LHC au Cern. Mais soudain revient le tsunami financier et immobilier, et nous en avons à peine perçu la panne du LHC, prévue durer jusqu'au printemps ! Un conseiller fédéral dans le coma artificiel, et voici que son collègue de l'UDC semble moins fragilisé. Versatiles nous sommes et nous restons. A chaque jour son lot de curiosités et d'angoisses, d'oublis fulgurants et d'émois effacés. C'est sans doute pour cela qu'il nous faut apprendre à dédaigner 20 minutes et le Matin bleu, et prêter davantage l'oreille aux hebdomadaires et aux mensuels. Je me suis abonné pour la première fois au Courrier international. Histoire de contribuer à l'extension du domaine de la lutte, comme dirait un écrivain à la mode, mais déjà bien émoussé.

15 sept. 2008

Quand l'éthique devient stratagème politique et intérêts économiques

J'ai toujours pensé que la moulinette législative a tendance à dissoudre les problématiques éthiques en stratagèmes opportunistes. La Suisse nous en donne un exemple aujourd'hui : « Estimant nécessaire de doter la Suisse d'une réglementation uniforme en matière de recherche sur l'être humain, le Conseil National a adopté un nouvel article constitutionnel par 114 voix contre 45 et 24 abstentions. Celui-ci fait la part belle aux libertés scientifique et économique. Après avoir discuté des détails sous toutes les coutures, le National a décidé de laisser tomber les trois quarts du projet gouvernemental. Ainsi, par 105 voix contre 73, la droite a réussi à limiter le nouvel article à une simple norme donnant la compétence à la Confédération de légiférer en matière de recherche humaine. UDC et radicaux ont obtenu le renfort des Verts, mécontents de ne pas avoir pu introduire des dispositions strictes pour les personnes incapables de discernement. Par 105 voix contre 73, cette alliance incongrue a biffé les différents articles défendus par Pascal Couchepin, le PDC/PEV/PVL et les socialistes. Exit donc les dispositions concernant le consentement obligatoire des personnes concernées ou les conditions plus strictes pour mener des projets de recherche sur les enfants ou les handicapés. L'article ne stipulera pas que les risques pour la personne devront être proportionnés par rapport à l'utilité d'un projet scientifique. Il n'obligera pas non plus la soumission de tout projet à un examen préalable avant sa réalisation. Aujourd'hui, il existe une myriade de prescriptions disparates dans les cantons et au niveau fédéral en matière de recherche sur l'être humain. Les essais cliniques sont quasiment le seul domaine réglementé. Le Conseil des Etats doit encore se prononcer » Agence télégraphique Suisse,15 septembre

14 sept. 2008

Ajouter un adjectif ?

François Bayrou objecte à l'idée de laïcité positive, rappelée à Paris par Benoît XVI, qu'ajouter un adjectif obscurcit le sens limpide, émancipatoire, de la laïcité. Il oublie que la laïcité est l'objet d'un conflit d'interprétation, au sein d'une société pluraliste. On n'aurait pas besoin de spécifier que la laïcité signifie une ouverture envers les religions et les croyances (y compris agnostiques et athées) si elle n'avait pas été confisquée par certains pour en faire une Idéologie anti-religieuse et anti-théologique.

12 sept. 2008

Mieux vaut tard que jamais

L'Association suisse de football a eu le bon goût et le sens du timing de remercier et de célébrer Köbi Kuhn comme l'entraîneur ayant le plus de succès avec l'équipe de Suisse, juste après la mortifiante Berezina du Letzigrund contre le Luxembourg. Trop tard pour Kuhn, saumâtre pour Hitzfeld.

Cela ne me rend que plus admiratif devant la superbe formule de Patrick Oberli dans l'Hebdo : « Le football est un microcosme amnésique ».

10 sept. 2008

Zubi

Je pense que Pascal Zuberbühler faisait moins d'erreurs que Diego Benaglio dans les buts de la Nati et que de plus il contribuait davantage au jeu et à la Stimmung- y compris avec son jeu de pieds, infiniment supérieur. Et que sans Patrick Müller et Philippe Senderos, nous n'avons plus d'ossature. Je ne sais franchement pas comment Hitzfeld va se relever de ce naufrage contre le Luxembourg; et pourquoi ne pas sortir Magnin et Barnetta, hors de forme ?

Trou Noir évité

Ouf ! Il est 15h45 et le monde est toujours là. Nous aussi. Les peurs irrationnelles et obscurantistes envers la quête des savants étaient donc - jusqu'à plus ample informé - infondées. Comme le sont, inversement, les pulsions faussement sacrées de celles et ceux qui s'imaginent qu'en se situant un milliard de milliardème de seconde après le Big bang, la Science serait Toute Proche de Dieu. Nous n'avons heureusement pas le pouvoir de Créer le Monde, et si nous avons hélas celui de le détruire, cela reste dans certaines limites. La théologie est moins bête, et l'éthique moins désespérée.

07 sept. 2008

Légitimité du Conseil fédéral

Déposer plainte sur plainte, comme Blocher, semble privilégier la revanche personnelle par rapport au bien commun. Mais quelle mouche a piqué certains de ses adversaires, de penser que l'élection du Conseil fédéral par le peuple donnerait plus de légitimité à notre Gouvernement ? La question n'est-elle pas plutôt du manque de personnalités courageuses et cosmopolitiques, lors du choix des candidats ?

04 sept. 2008

L'esprit d'équipe et la Stimmung

De toute évidence, Ottmar Hitzfeld ne réussira dans son entreprise que s'il parvient à créer un nouvel esprit, dépassant les querelles du passé, mais surmontant aussi les aléas inévitables de la tâche de sélectionneur: blessures, méformes, malchances. De ce point de vue, sa situation est bien différente de celle de Raymond Domenech, condamné à faire du neuf avec du vieux.

26 août 2008

Nadal et Clausen, de la pression à l'ambition

La pression est maintenant sur Nadal. Combien tiendra-t-il ? Nul ne le sait. A Neuchâtel, par contre, il convient de prendre conscience du fait que Lucerne, Bellinzone et Vaduz n'ont pas encore rendu les armes. Clausen saura-t-il sortir de l'attentisme calculateur et convaincre Xamax de gagner en ambition ? A vues humaines, rien n'est moins sûr...

16 août 2008

Federer le Gentleman et la constitution du Soi par l'Autre

Federer a su redonner confiance à Wawrinka et Federer a accepté le soutien, la chaleur - physique, symbolique - de son cadet vaudois pour conquérir l'or olympique. Une victoire en double, une double médaille d'or, vaut bien une médaille en simple; en tout cas, elle est moins solitaire, elle décentre le narcissisme naturel des battants isolés pour redonner de la place à la solidarité exemplaire des coéquipiers. En réapprenant à gagner en double, Roger Federer va peut-être trouver le chemin du renouveau et une nouvelle dimension à sa carrière. En tout cas, il a multiplié à Pékin les gestes, avec Stanislas Wawrinka, de la sportivité fraternelle et de la jubilation du jeu. La manière dont ils sont tous deux montés sur le podium par devant, saluant leurs adversaires suédois et américains avant de recevoir leur médaille, était comme un signal presque « lévinassien » de la puissance qu'a l'Autre de constituer le Soi.

14 août 2008

Malheur aux vaincus

Les stars déchues sont vite jetées aux oubliettes. Laure Manaudou est bientôt maudite, alors que Sergei Aschwanden a su remonter la pente après des échecs à répétition. Et maintenant les médias suisses parlaient de Federer comme si Nadal ou Djokovic avaient disparu... seul Federer avait osé dire que Blake était toujours dangereux. Mais c'est bien Federer qui est à bout. Je demeure persuadé qu'on prendra la mesure de Federer quand on verra comment il a su ou non transformer le temps du déclin en temps de la maturité. Avec ou sans exploits. Car ce jeune homme n'a que 27 ans, et sa vie ne fait sans doute que commencer. Mais que sa chute est amère et dure, pour lui, pour nous.

12 août 2008

Zeitgeist, peoples et misère de l'époque

L'époque manque de distance. Jusqu'à voir Thierry Jobin écrire ce matin dans Le Temps, à propos du très jeune cinéaste Lionel Baier, que « l'époque lui a donné raison ». Autrefois, le philosophe Hegel avait formulé la célèbre formule « L'histoire du monde est le jugement du monde ». Venant d'un penseur qui, pour enseigner à Berlin, restait assez provincial et qui s'est beaucoup trompé sur l'histoire, les religions, etc., cette idée a fait long feu, mais au moins on voit ce que l'auteur de la magistrale Phénoménologie de l'Esprit voulait dire: Napoléon, Hitler, Auschwitz, le Goulag, Hiroshima, le 11 septembre, autant de figures ou de catastrophes qui énoncent en quelque sorte le jugement sur ce que la vie, le monde, l'histoire manifestent en profondeur. Aujourd'hui, le moindre people, la moindre starlette, un cul soi-disant bien foutu, un silicone exagéré, et c'est le monde qui entre en transe, en scène, en tribunal. Ainsi, on nous dit que le Festival de Locarno manque de people, parce qu'Angelika Huston leur a posé un lapin. Qu'est-ce qui empêche Frédéric Maire, demain, d'inviter Carla Bruni, Philip Hefner ou Marc Phelps, le nageur aux cris de bête ??? (car Laure Manaudou ou Cécilia, c'est ringard).

PS. Il m'a fallu lire par hasard ce dimanche le Sonnstagsblick pour apprendre qu'une star timide avait été couronnée à Locarno, grâce à Ringier et à Frank Meyer: je veux parler du grand philosophe allemand Jürgen Habermas, promoteur de l'éthique de la discussion, bien connue en francophonie aussi, grâce notamment aux travaux de Jean-Marc Ferry, de Mark Hunyadi, de Pierre Bühler, de Christian Bouchindhomme et de Guy Jobin. Encore un petit effort outre-Sarine, et on saura que Habermas n'est pas qu'un auteur réservé aux germanophones... Sinon, on va rester dans la même province, celle de la langue et de ses monopoles...

11 août 2008

Stade de Suisse : le Totomat Longines et la classe de Johnny

Hier au Stade de Suisse, la rencontre YB-Neuchâtel Xamax s'est déroulé devant 16'000 spectateurs, sous un soleil de plomb et dans une bonne ambiance, du moins du côté bernois, où le public avait des élans tout britanniques, si rares dans notre pays feutré et réservé (assis entre des supporters jaune et noir paisibles, j'ai moins apprécié les fumigènes puants des Tigres xamaxiens). C'était mon premier match dans ce stade splendide, sis à l'endroit même de l'ancien Wankdorf. A l'entrée du stade, les constructeurs ont eu la bonne idée d'installer l'ancienne et fameuse horloge Longines et son totomat, témoin du Miracle de Berne en 1954, de tant de finales de Coupe de suisse chères à mon coeur et du mémorable Suisse-Suède de 1961. Une minute de silence rappela la mémoire de Toni Allemann. Le meilleur homme sur le terrain fut à mes yeux Johnny Slykowicz, aux accélérations fulgurantes, aux centres parfaits et à l'élégance incomparable. Il fut victime d'un pénalty évident non sifflé par l'arbitre Bertolini, tout de rouge vêtu. Xamax a pêché par manque de réalisme. Mais son jeune gardien est prometteur et ses nouvelles recrues semblent avoir apporté plus de vitalité. Quant aux Bernois, ils firent preuve d'une belle combativité et bénéficièrent du soutien d'un public qu'on voudrait bien voir en Suisse romande ! Leur victoire, chanceuse, n'est pas imméritée...

Lambiel, Couchepin, Cancellara, Keckeis : à chacun sa médaille

L'autre soir, je revoyais dans les rediffusions estivales de la TSR l'imitateur Lambiel exceller, sur la scène du Festival du rire de Montreux 2006, dans son observation à peine surfaite des problèmes d'élocution du président de la Confédération, surtout lorsqu'il est question de terme un peu techniques comme dépénalisation du cannabis (à ne pas confondre avec cannabisme, ou cannibalisme). Quelques heures auparavant, notre président s'était joyeusement fendu, en Chine même, de ses plus vives félicitations pour le dénommé Cancellaria (sic). Rien à voir, bien sûr, avec chancellerie de la Confédération ou cancèlement de l'UDC.

PS. Cela dit, Christoph Keckeis volant au secours de Samuel Schmid au sujet de l'affaire Nef, cela ne manquait ni de piquant, ni de classe, en cette période où le tir forain semble s'être mué en tire-sur-Schmid.

09 août 2008

Démocraties fragiles et dictatures feutrées

Le débat sur le boycott des Jeux a montré ses limites. La Chine a dressé un écran de fumée - brillant: poudre aux yeux, feu d'artifices, haute voltige, multiculturalisme de 56 ethnies - devant la triste réalité de sa dictature feutrée mais musclée: il n'y a pas que le Tibet, on le sait depuis longtemps, mais la question même des libertés, de l'opposition. Mais Los Angeles avait convoqué Walt Disney, pour atténuer le boycott des Soviétiques, en représailles du boycott de Moscou...

Aujourd'hui le danger existe que la Chine utilise le conflit entre la Russie et le Géorgie comme un leurre contre ses propres lacunes. Ou que le régime de Poutine II ait profité des JO pour y aller de sa géguerre tragique (même si, de toute évidence, le président géorgien n'est pas précisément un adepte de la démocratie non plus, si j'en crois Eric Hoesli). L'hypocrisie est totale et polymorphe. Car personne n'est sûr que demain, les imprévisibles MacCain ou Obama feront vraiment avancer la situation.

En vérité c'est le monde qui est traversé d'ambiguïtés mortelles, et les JO n'ont pas le pouvoir de désamorcer une crise aussi fondamentale ou d'exorciser nos pulsions de violence et d'injustice.

Mais les JO ont commencé avec de petites catastrophes, des policiers assassinés, le beau-père de l'entraîneur de l'équipe américaine de volley-ball brutalement éliminé en plein Pékin. Faits divers ? Ou signes avant-coureurs qu'il y a bien quelque chose de pourri dans l'Empire ? (tout Empire)

05 août 2008

Auschwitz en silence

La visite d'Auschwitz se fait en silence. Tristesse. Respect. Comment l'impossible se peut-il, comment l'innommable se nommerait-il ? Adorno avait raison et tort. Plus de rime et d'art possibles, certes, suite au triomphe absurde de la raison instrumentale. Mais il avait tort aussi: de tout scandale, celui-ci, mais tout autre avec lui qui humilie l'humain en l'homme et l'enfant en nous, on se doit de devenir rebelle, de se dresser contre l'humiiiation, de crier NON et de faire barrage au meurtre de l'autre en tant qu'autre. Le message d'Auschwitz est alors universel.